Nous vivons dans un marché mondial. Lélevage industriel devient de plus en plus intensif afin de rentabiliser lentreprise et de la rendre compétitive. Ceux qui en payent le prix, ce sont les animaux de ferme car il en découle souvent une vie de souffrances. Heureusement, il existe des éleveurs qui reviennent aux sources et qui font le choix dun élevage plus modeste qui respecte le bien-être des animaux.
Mon but nest pas de convaincre tout le monde quil vaudrait mieux devenir végétarien afin que les animaux de ferme ne souffrent plus. Je propose avant tout de nous intéresser davantage au traitement réservé aux animaux que nous mangeons. Il est possible de faire des choix où lanimal est respecté et mieux traité même sil finira dans notre assiette. Nous lui devons bien cela.
La protection mondiale des animaux de ferme dénonce le traitement réservé aux animaux délevage industriel intensif. Je vous invite à visiter son site pour en savoir davantage.
Selon eux, ce qui doit cesser dans ce type délevage :
- que les animaux soient transportés sur de longues distances sans nourriture et sans eau
-que les animaux soient entassés au-delà des limites permises lors des transports et quils se piétinent- quils souffrent de la chaleur et du froid lors des transports
- que les animaux soient manipulés avec brutalité lors des chargements et des déchargements- que les animaux soient entassés dans des bâtiments surpeuplés et sans fenêtre
- quon provoque une croissance trop rapide- quon les manipule sans égard et avec brutalité avant labattage
- quon gave les canards par la force pour faire du foie gras ce qui provoque un choc chez lanimal et le rend malade- que lanimal subisse des mutilations douloureuses comme le débecquage chez les poulets
- que lanimal ne soit pas étourdi correctement avec une méthode efficace lors de labattage parce que la cadence dabattage est trop élevée
- que des bébés animaux soient séparés de leur mère un ou deux jours après leur naissance comme cest souvent le cas pour les veaux et que par la suite ils soient privés de tous contacts sociaux car ils sont élevés dans des boxes individuels étroits. Toutes ces façons de faire provoquent beaucoup de détresse et de souffrances inutiles chez les animaux.
Des chercheurs canadiens ont révélé le traumatisme et la détresse profonde des vaches lorsquelles sont séparées de leur veau après la naissance. Pour le naturaliste Charles Darwin, lanimal est capable de ressentir et de manifester souffrance, plaisir, bonheur, misère, peur loyauté et jalousie. (Extraits du livre : « Émotions animales » de Karine Lou Matignon).
De plus, il me semble évident que si je mange la viande dun animal stressé et maltraité, les effets sur ma santé ne seront pas les mêmes que si je mange la viande dun animal qui a vécu heureux. Je suis consciente que les produits biologiques, les viandes et les ufs danimaux en liberté sont plus dispendieux. Cependant, plus il y aura de consommateurs qui feront ce choix, plus les prix baisseront. Nous pouvons, à loccasion, remplacer un repas de viande par un repas cuisiné avec du tofu. Ce produit est peu dispendieux et bien apprêté, il est très intéressant.
Les choix différents que nous pouvons faire :
- en tant que consommateur, donner notre préférence aux poulets biologiques, aux poulets fermiers élevés en liberté ou en plein air, baser notre alimentation sur les bienfaits des fruits, des légumes, des céréales, des légumineuses
- éviter dacheter les ufs de poules élevées en cage et choisir les ufs de poules élevées en plein air ou au sol
- être un consommateur conscientisé, savoir que les animaux sont des êtres sensibles quils sont capables de ressentir le plaisir et la souffrance
- voir autre chose quun simple aliment au travers du foie gras ou de toute viande
- choisir un mode de production biologique le plus souvent possible car cette production est plus modeste, a des pratiques délevage plus soucieuses du respect des équilibres naturels et du bien-être des animaux.
- diminuer notre consommation de viande et privilégier le choix de produits alimentaires de meilleure qualité
- la viande de veau blanche provient danimaux presque anémiques, choisir de la viande de veau biologique et plus foncée.
Imaginons une poule heureuse. Elle est libre de fouiller le sol, de faire de lexercice, de couver, de prendre des bains de poussière, de se réfugier sur un perchoir quand elle se sent en danger et de construire un nid dans lequel elle peut pondre ses ufs. Croyez- vous que ce que nous mangerons nous apportera plus de bienfaits ? Et bien moi, je crois que oui.
Nous devons réfléchir à limpact de nos choix. Plus nous connaîtrons les animaux, plus nous grandirons humainement et plus nous assurerons notre propre survie en les protégeant. Les animaux que nous mangeons méritent que nous changions nos habitudes afin quils soient bien traités et respectés.
Bon appétit!
Codia
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La misère des enfants dans le monde
: Ajouté le 10/12/2007 à 19:27
Ce sujet me tient particulièrement à coeur car il concerne les êtres les plus vulnérables de la planète, les enfants. Pourquoi vivons-nous comme si la misère des enfants dans le monde n’existait pas ? Sommes-nous trop occupés et envahis par des futilités ? Si la communauté internationale n’arrive pas à protéger ces enfants de la famine, de la violence, de l’exploitation, du viol, c’est peut-être que chacun de nous a baissé les bras. Même si notre action semble infime, elle a de la valeur et de l’impact. Nous avons la responsabilité et le devoir de poser des gestes d’amour inconditionnel et de protection envers les enfants.
Si notre désir d’aider rencontre des limites parce que la situation semble désespérée, on peut se dire que chaque petit geste compte. On peut utiliser des moyens à notre portée : dénoncer, conscientiser, méditer pour laisser monter les solutions, s’impliquer dans des mouvements de masse contre la pauvreté des enfants, refuser d’acheter des produits fabriqués par des enfants même si le prix à payer est plus dispendieux, enseigner aux enfants plus choyés la générosité et le partage car ils seront les acteurs de demain etc.
En tant que citoyen du monde, on peut influencer les politiques à l’égard des enfants sur la planète. Aucun gouvernement ne devrait collaborer d’aucune façon avec un pays qui ne respectent pas les droits des enfants. Et c’est là notre pouvoir ; dire à notre gouvernement notre désaccord face à des choix d’ordre économique qui ne tiennent pas compte de l’intérêt des enfants. Un jour, se présentera-t-il aux élections, une personne qui a des valeurs nobles et qui n’aura pas peur de les affirmer même face aux autres pays ?
Le fait que nous refusons de sacrifier un peu de nos richesses, nous empêchent d’aller jusqu’au bout. Sommes-nous prêts à renoncer à autant d’abondance pour faire en sorte que les enfants à travers le monde soient nourris, protégés, habillés, logés… qu’ils aient une enfance et une vie. La perception que notre bonheur repose sur des aspects extérieurs et sur nos possessions est encore trop dominante. Le bonheur naît de l’intérieur de notre être, inutile de le chercher ailleurs.
Lorsque je vois un enfant africain à la télé qui doit lutter quotidiennement pour sa survie, j’ai le goût de crier son désespoir car je sens que lui n’en a plus la force. L’indifférence qui tue devient insupportable. Nous sommes tous concernés. On doit prendre le temps de chercher de toutes nos forces des solutions et des moyens efficaces de les aider.
Je vous invite aussi à lire tous mes articles qui sont aux "archives" si ce n'est déjà fait. Dans mon premier article, je fais part de mes motivations.
Codia
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Les entreprises et l'environnement
: Ajouté le 2/12/2007 à 17:44
De plus en plus de gens se sentent individuellement responsables face à la protection de l’environnement. Cependant, les entreprises sont peu nombreuses à s’impliquer à ce niveau. Quand on y pense, une entreprise pollue beaucoup plus qu’une famille. Si une entreprise ne fournit pas l’effort de recycler ou de diminuer sa pollution, elle fera partie des grands pollueurs de la planète.
En tant que travailleur et consommateur, nous devons inciter les entreprises à se soucier de l’environnement car nous savons que le profit prend toute la place. Par exemple, si les clients demandent des sacs biodégradables, l’entreprise s’en procurera. Ce qui est étonnant, c’est que la plupart du temps, ça ne coûte pas plus cher. Si chaque entreprise petite ou grande montre l’exemple et se sent concernée, qu’elle voit un avantage à protéger l’environnement, un espoir est possible.
On a le pouvoir que l’on se donne. Si chaque consommateur s’affirme pour des choix non polluants, les entreprises devront emboîter le pas. Exemple : Lorsque je vais manger au restaurant, je peux demander au serveur ou au propriétaire s’il y a une politique de recyclage et de compostage dans l’entreprise. Cela suggère que je trouve cela important et que mon choix s’arrêtera sur celui qui respecte l’environnement. Quand j’achète dans les boutiques, je peux refuser qu’on me donne des sacs de plastique non biodégradables et amener des sacs réutilisables.
Ce sont les petites actions qui finiront par se tracer un chemin et avoir un impact. En tant que citoyen, nous pouvons laisser un message clair pour le choix de ne pas polluer. Face aux grandes industries, nous pouvons poser des actions concrètes comme écrire et dénoncer des situations inacceptables et irresponsables au gouvernement.
La pollution fait violence à la nature, aux animaux et aux humains. Nous faisons un. Nous sommes indissociables. Que toute notre façon de consommer soit conscientisée par rapport à l’environnement. Chaque geste compte. C’est dans les solutions toutes simples et à notre portée que naissent les plus grands changements.
L’espoir réside dans notre foi en notre capacité à changer les choses de façon pacifique. Cultivons le respect dans son sens large. L’environnement est notre milieu de vie, il nous permet d’exister et de vivre. Je crois que le contact avec la nature nous connecte sur quelque chose d’essentiel, de sacré et de divin. C’est pourquoi, la nature mérite autant notre respect.
Je vous invite aussi à lire mes articles qui sont aux "archives" si ce n'est déjà fait. Dans mon premier article, je fais part de mes motivations.
Codia
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